Nos vies guerrières, et maintenant !!!!
Je voulais vous faire partager, un poème de toute beauté qu’une cliente m’a laissé le lendemain sous ma porte.
Nous avons travaillé la veille sur une de ces incarnations, dans le rôle d’un homme de pouvoir qui combattait sans sentiments un autre peuple.
Je constate souvent que nous avons tous été des guerriers, plus ou moins vils et destructeurs, et que cette mémoire cachée au fond de notre âme, nous empêchait aujourd’hui, par peur de refaire cette même erreur ou de perdre ce souvenir de puissance, de reprendre notre propre pouvoir, l’ayant souvent associé à une grande destruction autour de nous.
Ce que nous n’avions pas compris en ces temps lointain, maintenant nous sommes à même de le comprendre, et de nous élever au dessus de cette mémoire lointaine, qui n’a jamais été réellement nous.
Récupérons dès aujourd’hui notre épée, notre vrai pouvoir, notre épée de lumière qui va nous permettre d’illuminer, non plus par le combat, mais simplement grâce à la lumière qu’elle porte et l’énergie divine à laquelle elle est reliée.
Ce poème a été écrit par Laurence, d’un trait de plume :

Des guerriers valeureux je deviens le plus fier :
La main gauche levée, la main droite en avant,
Je levais des armées pour soulever mes pierres,
Le cœur droit mais serré, le cœur lourd mais aimant.
Je portais un secret vieux de plus de mille ans :
Comment dire à ces Dieux quelle était ma colère,
Je portais comme un vieux des mystères d’avant,
Sans savoir où poser mon corps et ma bannière.
Puis les temps ont changé…
L’age adulte m’a pris ;
J’ai creusé mes cratères, j’ai fondé mes critères.
J’ai travaillé de nuit.
La lune en mon cerveau transmettait sa douceur,
Mais les matins gelaient ces liens purs et sacrés..
Le soleil éteignait l’étincelle de bonheur
Qui caressait mes nuits et nourrissait mes heures.
Ce furent des années longues pour mon propre combat
Où, combattant de l’ombre, j’oeuvrais pour l’univers
Dans l’espoir qu’il m’amène un jour à mettre bas
Pour sortir de ces ombres qui cachaient l’Au-delà.
Que nul ne s’y oppose ! L’Unité a parlé
Et vouloir y trouver ce que l’âme suppose
Est plus fort que l’oubli, car elle puise en l’inné.
Rien ne peut empêcher l’ultime métamorphose.
Je suis sur mon chemin, les ailes déployées…
Mon physique d’humain ne tue pas mes limites
Et j’apprends à marcher comme je savais voler.
Je repars sur la route où j’invente mes rites.
Et la peur ? E le doute ?
Ce guerrier que je fus- ce combattant féroce –
Si sensible et sincère, si blessé par ses guerres,
S’avoue simple d’esprit mais découvre sa crosse :
Verse –t’elle une goutte ?
Ce chagrin n’en est pas, simplement c’est la croûte
Qui s’écaille et qui tombe d’une peau qu’on n’a pas.
C’est l’appel d’un pied qui se prend dans son doute,
Pour ne pas oublier la mémoire qui s’en va.
LAURENCE